Isolation des combles perdus
Reconnaissance du support et choix des produits
Quelque soit le projet neuf ou rénovation, il convient de vérifier les données suivantes concernant la charpente et le plafond afin de faire le bon choix d’isolant :
- Le type de plafond
- Le type de charpente
- La pente de la toiture
- La couverture doit être étanche à l’eau et en bon état
- Le plancher ou plafond doit être capable de résister à la charge supplémentaire représentée par le poids des matériaux et isolants.
Quelque soit la technique choisie, la qualité de la continuité thermique et de l’étanchéité à l’air de la paroi est primordiale pour assurer une isolation pérenne et de qualité et ainsi maîtriser les consommations d’énergie.
La mise en oeuvre s’appuiera sur les recommandations du cahier CSTB n°3647.
Aide au choix de la technique d'isolation
Sur plafond léger, les solutions de soufflages mécanisés sont largement adaptés pour leur rapidité de mise en oeuvre :
- aucune decoupe,
- aucune chute,
- aucune manutention du produit dans le comble,
Cette technique permet d’obtenir le plus haut niveau d’isolation à vie car il est toujours possible de venir ajouter un complément d’isolation en laine de roche même plusieurs années plus tard dans l’objectif de suivre les recommandations d’économie d’energie. La mise en oeuvre de cette technique est dictée par l’avis technique du produit.
Sur plafond lourd caractérisé par un sol plan, cette technique reste adaptée même si la pose de rouleaux en 1 ou plusieurs couches peut s’avérer plus rapide à mettre en oeuvre. La pose de panneau est inadaptée considérant une manutention trop importante.
Sur faux-plafond suspendu, la technique de soufflage est inadaptée car elle ne permet plus de pouvoir accéder au plenum du plafond. La pose de rouleaux ou panneaux est donc recommandée. La pose de rouleaux en plusieurs couches semble difficile mais elle peut être réalisée si l’accès est possible par le plénum.
Exigences réglementaires
En rénovation, dans le cadre des dispositif (crédit d’impôt développement durable et Eco-prêt à taux zéro), la résistance thermique à justifier est celle de l’épaisseur additionnelle. L’isolation existante n’est donc pas prise en compte même si elle est conservée.
Comble non isolé ou neuf, préparation du comble
Quelque soit la technique utilisée, le comble doit être propre et sain. Il est obligatoire de verifier la résistance du plafond, de réparer les éventuels trous ou fissures, d’assurer l’étanchéité en calfeutrant les orifices de ventilation, les spots électriques, les passages de gaines,... Toute perforation doit être colmatée afin d’assurer l’étanchéité initiale avec des bandes adhésives ou utiliser des passe-cables adaptés pour assurer l’étanchéité à l’air.
Les travaux de fumisteries devront être réalisés conformément aux prescriptions du fabricant de l’équipement de chauffage. Les DTU 24-1 et 24-2 prévoient une protection de sécurite incendie en prescrivant une réserve de 16 cm libre autour du conduit.
La pose d’un pare-vapeur ou d’une membrane d’étanchéité à l’air est obligatoire dans le cas d’un plafond en lambris (exemple : feuille de polyéthylène de 100 μm). Pour tous les autres types de plafond, il n’y a pas d’obligation à en disposer un mais cela est tout à fait compatible avec nos produits. La pose de certains écrans de sous-toiture nécessite l’ajout d’un pare-vapeur ou d’une membrane d’étanchéité à l’air sur le plafond de comble perdu. Vérifier ce point dans l’avis technique du fabricant de film sous-toiture. De manière générale, le pare-vapeur indépendant et continu doit avoir une valeur Sd > 18 m.
De manière générale, les boitiers électriques et tout autres équipements (spots, bouches de ventilation, fil d’antenne,…) doivent être repérés pour faciliter l’intervention des autres corps d’état ultérieurement dans le comble.
Les équipements de ventilation controlée doivent être suspendus et fixés conformément aux instructions de leur fabricant de manière à éviter leur contact avec la couche d’isolant et leur assurer une ventilation périphérique suffisante. Leur accès pour l’entretien des filtres ou toutes autres opérations de maintenance doit être facile et sûr. Un chemin de circulation fixé au support (charpente bois ou plancher de comble) doit être réalisé depuis l’accès au comble jusqu’à l’équipement.
En maison individuelle, il peut s’agir de planches en bois clouées sur les fermettes. En logement collectif, bâtiment tertiaire ou ERP disposant d’un plancher de comble en béton ou d’une charpente bois apte à reprendre les charges, il peut s’agir de passerelles en caillebottis métallique.
Ces chemins de circulation doivent être perméables à la vapeur d’eau conformément aux prescriptions du cahier CSTB n°3647.
Comble déjà isolé, préparation du comble
Quelque soit la technique utilisée, le comble doit être propre et sain. Il est obligatoire de verifier :
- le type et la qualité de l’isolation existante et de procéder à sa remise en état, ou à son enlevement si nécessaire
- la resistance du plafond, de réparer les éventuels trous ou fissures, d’assurer l’étancheite en calfeutrant les orifices de ventilation, les spots électriques, les passages de gaines, ...
Nos isolants en laine de roche ne peuvent être mis en oeuvre que sur des isolants en laine minérale (laine de verre ou laine de roche) et ce dans le souci principal de conserver la même réaction au feu (incombustible, Euroclasse A1) et la même résistance aux termites.
A noter que la majorité des aides financières accordées pour les travaux d’isolation concerne uniquement la couche d’isolation additionnelle. Par conséquent, la résistance thermique de l’isolant existant ne peut être prise en compte dans le calcul théorique. In facto, elle n’en reste pas moins efficace et dans la pratique, elle améliore la performance thermique du plafond dans la mesure ou elle est bien posée.
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