RT2005 - Régl.Therm. bâtiments neufs
.jpg) |
Les pouvoirs publics se sont engagés à "réactualiser" les exigences réglementaires tous les 5 ans, après la RT2000, la RT2005 ! La maitrise des consommations d'énergie, la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont les objectifs visés par la France comme par l'ensemble de la communauté internationale pour préserver les ressources énergétiques et limiter le réchauffement climatique.
|
Sommaire (cliquer sur l'un des chapitres)
> L'essentiel de la RT2005
> Les principales nouveautés de la RT2005
> Le principe de calcul de la RT2005
> Lexique RT2005
> Consulter RT2005.com un site Rockwool entièrement dédié à la nouvelle réglementation thermique pour les bâtiments neufs
L'essentiel de la RT2005
- La RT2005 s'adresse aux constructions neuves (ou extensions de constructions) des bâtiments résidentiels et non résidentiels (tertiaires, bâtiments industriels ...).
- La RT2005 est applicable à toutes les constructions neuves dont le permis de construire a été déposé à partir du 1er septembre 2006 (Journal Officiel du 25 mai 2006, décret n° 2006-592 du 24 mai 2006 et arrêté du 24 mai 2006).
- La RT2005 fixe une limite de consommation énergétique de référence (appelé Cepréf) à ne pas dépasser. Pour respecter cette exigence, la RT2005 détermine des "repères" qui sont des les niveaux de référence (titre II de l'arrêté et les exigences minimales (titre III de l'arrêté), ceux-ci pour tous les matériaux relatifs au bâti et pour les équipements. Elle prend en compte explicitement les déperditions des ponts thermiques.
Pour justifier du respect de l'exigence réglementaire, il faut obligatoirement vérifier les 3 modalités suivantes :
- limiter les consommations énergétiques : Coefficient Cep du projet inférieur au "droit à consommer" ou coefficient Cep de référence : Cep < ou=Cepréf (en kwh/m².k)
- s'assurer du respect des exigences minimales ou "garde-fou" pour les éléments intervenant dans le bilan énergétique, notamment Cepmax et Ubât-max.
- limiter l'inconfort en été : température intérieure conventionnelle Tic inférieure à la température intérieure conventionnelle de référence : Tic < ou=Ticréf (en °C)
Les exigences à respecter d'hiver comme d'été dépendent de la zone climatique où se situe le projet, soit 8 zones au total combinant températures extérieures et ensoleillement et correspondants à des limites de département (cf.lexique).
Les principales nouveautés de la RT2005
- 15% de performances supplémentaires par rapport à la RT2000.
- Coefficient Cep exprimé en kWh/m² (surface hors oeuvre nette).
- Calculs des consommations de rafraîchissement le cas échéant.
- Valorisation des énergies renouvelables et l'architecture bioclimatique.
- Synthèse de l'étude thermique exigée à la fin de la construction pour faciliter les contrôles (annexe VI de l'arrêté).
Le principe de calcul de la RT2005
- La consommation conventionnelle du projet CEP. La performance du projet est principalement liée au niveau d'isolation du bâti et à l'efficience des équipements.
- La consommation de référence Cepréf ou "droit à consommer". Pour chaque bâtiment étudié, on calcule son niveau de consommation énergétique autorisé (coef. Cepréf) et son niveau de consommation énergétique conventionnel (coef.Cep) et l'on vérifie : Coefficient Cep < ou=Coefficient Cepréf.
Pour déterminer et respecter les niveaux de consommation énergétique (Cepréf et Cep), des calculs thermiques sont nécessaires. Les niveaux de performances minima et de référence servent de guides aux prescripteurs : impossibilité d'être inférieurs au minima et possibilité d'optimiser les choix autour des performances de référence.
- Les déperditions de référence : Ubât-réf. Passage obligé dans le calcul du Cepréf, le niveau global de déperdition de l'enveloppe du bâtiment permet de définir la qualité de l'isolation thermique d'un projet. Le coefficient Ubât-réf (exprimé en W/m².K) représente un coefficient de déperditions moyen du bâtiment :
. Déperditions par les parois (murs, planchers, toitures, baies).
. Déperditions par les liaisons (ponts thermiques des planchers, refends ...).
Ubât-réf est calculé avec les exigences de référence de ces parois et liaisons. En parallèle, le calcul du coefficient Ubât du projet devra être mené en respectant les exigences minimales.
Isoler plus ...
... conduit à baisser le coefficient Ubât du projet par rapport à son coefficient Ubât-réf, ce qui a pour conséquence de diminuer le coefficient Cep.
Hausse du niveau d'isolation + Diminution du coefficient Ubât
=
Diminution de la consommation d'énergie + Diminution du coefficient Cep

Lexique RT2005
Ubât-réf : Coefficient moyen de référence de déperditions par les parois et liaisons du bâtiment exprimé en W/m2.K.
Ubât : Coefficient moyen de déperditions par les parois et liaisons du bâtiment exprimé en W/m2.K.
Zones climatiques : La France se découpe selon 8 zones climatiques différentes (cf. annexe I de l’arrêté) considérant les températures et l’ensoleillement. Ces 8 zones correspondent simplement à une combinaison des précédents découpages de la RT2000, soit des 3 zones H1, 2 et 3 pour l'hiver (ou saison de chauffage) et des 4 zones E a, b, c et d pour l'été (période de non chauffage).
Cepréf : Coefficient Cep de référence du bâtiment, déterminé sur la base des caractéristiques de référence pour l’isolation thermique, les apports solaires, la perméabilité à l’air, la ventilation, le chauffage, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage des locaux, correspondant au «droit à consommer».
Cep : Consommation conventionnelle d’énergie d’un bâtiment pour le chauffage, la ventilation, la climatisation, la production d’eau chaude sanitaire et l’éclairage des locaux. Elle s’exprime en énergie primaire, soit KWh/m2. an (m2 de surface hors oeuvre nette).
U : Coefficient de transmission thermique exprimé en W/m2.K.
R : Résistance thermique exprimée en m2.K/W.
Cepmax : Il existe une exigence minimale (ou « garde-fou ») pour le coefficient Cep; à vérifier si Cep du projet est bien inférieur à Cepmax variable selon l'énergie de chauffage (électricité ou combustibles) et la zone climatique (cf. article 37 de l'arrêté).
Ubât-max : Les compensations entre la performance du bâti et celles des équipements est limitée, il existe une exigence minimale (ou « garde-fou ») sur le coefficient Ubât notée Ubât-max et variable selon le secteur de construction (maisons, immeubles ou autres) (cf. article 39 de l'arrêté).
|
La page a été faxée:
|
 |